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Robots humanoïdes : la Chine accuse les États-Unis de « réprimer » ses entreprises

La rédaction29 juillet 2026 · 09h32

La Chine a accusé, mercredi, les États-Unis de chercher à « réprimer » ses entreprises, après l’annonce par Washington d’une interdiction d’importer sur le sol américain des robots humanoïdes fabriqués à l’étranger.

Le gouvernement Trump a ajouté, mardi, les robots humanoïdes et quadrupèdes à une liste de produits et de sociétés interdits d’importation aux États-Unis, au nom de la protection de la sécurité nationale américaine.

Cette décision vise un secteur en forte croissance, dans lequel les entreprises chinoises occupent une place importante. La majorité des robots humanoïdes vendus aux États-Unis sont produits à l’étranger, notamment en Chine, où plusieurs entreprises et start-up se sont imposées comme des pionnières.

Robots humanoïdes : Pékin dénonce un usage abusif de la sécurité nationale

« La Chine a toujours fermement dénoncé la tendance des États-Unis à invoquer abusivement la sécurité nationale pour réprimer les entreprises chinoises », a déclaré Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’un point presse régulier.

Selon elle, le protectionnisme « n’améliore en rien la compétitivité américaine » et ne fait que nuire « aux intérêts des entreprises et des consommateurs américains ».

La porte-parole a également assuré que Pékin prendrait « les mesures nécessaires » pour défendre les intérêts des entreprises chinoises concernées.

Les robots chinois au cœur d’un secteur en plein essor

En Chine, les robots de toutes tailles et de toutes formes sont déjà très présents, des usines aux hôtels, en passant par les centres commerciaux. Les robots humanoïdes et les robots quadrupèdes sont principalement développés, à ce stade, pour des usages industriels dans des espaces confinés, comme les usines automobiles ou les entrepôts de stockage.

Les « appareils robotiques avancés », une catégorie qui comprend notamment les « robots mobiles », ont été ajoutés à la liste du régulateur américain des télécommunications, la FCC. Cette liste comprenait déjà certains types de drones, ainsi que des sociétés chinoises comme Huawei ou China Telecom.

La décision américaine a été prise sur la base des conclusions d’un groupe de travail réuni par la Maison Blanche.

Un nouvel épisode des tensions technologiques entre Chine et États-Unis

Cette interdiction s’inscrit dans un climat de rivalité technologique persistante entre Pékin et Washington. Les robots humanoïdes, comme les drones, les semi-conducteurs ou les infrastructures de télécommunications, sont désormais au centre des débats sur la souveraineté industrielle et la sécurité nationale.

Pour la Chine, la mesure américaine traduit une logique de protectionnisme. Pour les États-Unis, elle relève d’une stratégie de limitation des risques dans des technologies jugées sensibles.

IHATA avec AFP