La lutte contre le gaspillage alimentaire s’impose comme un défi social et environnemental majeur. Au Maroc, l’initiative “Koul Li Bghiti” cherche à transformer ce problème en levier de solidarité en récupérant des surplus alimentaires pour les redistribuer à des associations.
Le principe est simple : collecter les denrées excédentaires auprès d’entreprises, de commerces, de restaurants et d’hôtels, afin d’éviter leur destruction et de les orienter vers des structures sociales actives sur le terrain.
Un défi économique et environnemental
Malgré les campagnes de sensibilisation en faveur d’une consommation responsable, le gaspillage alimentaire demeure un problème important. Il entraîne des pertes économiques, une pression environnementale et un paradoxe social dans un contexte où des populations restent vulnérables.
Selon les éléments rapportés par l’article original, certaines estimations évoquent 4,2 millions de tonnes de denrées jetées par les ménages marocains en 2022, soit environ 113 kilos par personne et par an.
Collecter au lieu de jeter
“Koul Li Bghiti” repose sur une logique opérationnelle : identifier les surplus encore consommables, les collecter dans de bonnes conditions, puis les redistribuer à des associations capables de les acheminer vers les publics concernés.
Cette démarche permet de réduire les pertes, tout en renforçant l’action sociale en faveur des personnes en situation de précarité.
Une réponse concrète à un problème quotidien
L’intérêt de l’initiative tient à son caractère pratique. Elle ne se limite pas à appeler à moins jeter, mais propose un circuit de récupération et de redistribution qui associe acteurs économiques et associations.
Dans un contexte de hausse des préoccupations liées au pouvoir d’achat, à l’environnement et à la solidarité, ce type d’action peut contribuer à construire une culture plus responsable autour de l’alimentation.
Adapté de l’article original publié sur ihata.ma.
