La France s’apprête à connaître, à partir du milieu de semaine, un nouvel épisode de forte chaleur, possiblement la première véritable vague de chaleur de l’année 2026, selon Météo-France.
« On sait qu’on enclenche, à partir du milieu de la semaine, un épisode de chaleur. Voire une vague de chaleur. C’est possible », a déclaré à l’AFP Corentin Perrot, prévisionniste à Météo-France.
Fin mai, la France avait déjà connu des températures inédites pour la période. Il s’agissait alors d’un premier « épisode de chaleur » en 2026, mais pas d’une « vague », phénomène plus intense et répondant à des critères précis.
Les critères d’une vague de chaleur
Météo-France s’appuie sur son indicateur thermique national, une moyenne quotidienne des températures diurnes et nocturnes relevées dans 30 stations de France métropolitaine. Pour parler de vague de chaleur, cet indicateur doit dépasser 23,4°C pendant trois jours consécutifs, avec au moins une journée à 25,3°C.
Le 26 mai, cet indicateur avait atteint 24,8°C, un niveau inédit pour un mois de mai, mais qui correspondait encore à un épisode de chaleur.
Des nuits plus courtes, des températures qui baissent moins
La particularité de ce nouvel épisode est sa proximité avec le solstice d’été, période où les journées sont les plus longues de l’année. « Les nuits sont courtes, ce qui limite la baisse nocturne des températures. Dès mercredi et jeudi on va avoir des minimales de 18, 20 voire 22°C, donc un ITN qui grimpe », a expliqué Corentin Perrot.
Selon Météo-France, l’épisode de fin mai était exceptionnel par sa précocité. Celui attendu cette semaine le sera moins, mais il s’accompagnera tout de même de températures « très chaudes » et « bien au-dessus des normales de saison ».
Jusqu’à 38°C à Nevers, 37°C à Paris
Pour jeudi, Météo-France prévoit jusqu’à 38°C à Nevers, 37°C à Paris ou Brive, 36°C à Lyon et 35°C à Toulouse. La durée de l’épisode dépendra ensuite de l’effet rafraîchissant d’orages attendus en fin de semaine.
La France avait connu une vague de chaleur légèrement plus précoce en 2022, du 15 au 19 juin, avec un pic à 43°C. En juin 2019, une vague d’une intensité exceptionnelle avait conduit au record national de température, avec 46,0°C dans un village de l’Hérault.
Selon le consensus scientifique, la répétition des canicules est un marqueur clair du réchauffement climatique. Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier, à s’allonger et à s’intensifier.
Avec AFP.
