Le stand institutionnel de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision a poursuivi, mercredi 6 mai 2026, ses activités dans le cadre de la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre à Rabat. Une rencontre y a été consacrée au thème : “La chaîne culturelle et la littérature : de la médiation à la construction de la réception littéraire”.
Les échanges ont mis en lumière l’expérience de la chaîne culturelle comme acteur de médiation, capable de transformer le livre et l’expression littéraire en contenu audiovisuel accessible à un public plus large.
La télévision comme passerelle vers le livre
Les intervenants ont souligné que la chaîne culturelle ne se limite pas à promouvoir les œuvres littéraires. Elle contribue aussi à construire un rapport plus vivant entre médias, culture et publics.
Dans un contexte où les habitudes de lecture évoluent, la télévision culturelle devient un intermédiaire important : elle présente les livres, ouvre des discussions autour des œuvres et les replace dans leur contexte intellectuel, esthétique et social.
Murad El Kadiri : une relation interactive entre médias et culture
Le poète et chercheur en politiques culturelles Murad El Kadiri a salué le rôle joué par la chaîne culturelle dans le rapprochement entre culture et citoyens. Il a estimé que la relation entre médias et culture n’est plus seulement une médiation, mais une interaction à dimensions littéraire, artistique et esthétique.
Il a également insisté sur l’importance d’une politique culturelle forte dans l’audiovisuel public, afin d’élargir la réception culturelle et de rapprocher la production intellectuelle de différents publics.
Une programmation diversifiée
Mohsen Bentaj, chef du secteur des programmes de la chaîne quatrième “Attakafia”, a présenté la chaîne comme un levier central pour la culture marocaine. Il a cité plusieurs émissions, parmi lesquelles “Sira wa Massar”, “Zamane Attakafa”, “Marrou min Houna” et “Ala Al Khashaba”.
La chaîne couvre également des domaines liés à la pensée, au cinéma, au patrimoine, à l’environnement, aux sciences et à la musique. Un nouveau programme intitulé “Lecture dans un livre” a également été annoncé.
Une expérience installée dans la durée
Siham Fawzi, présentatrice de “Zamane Attakafa”, a mis en avant la contribution du programme à la visibilité du contenu culturel. Diffusée depuis trois ans, l’émission approche de son centième numéro, avec l’appui d’une équipe journalistique spécialisée.
Selon les participants, cette régularité a contribué à faire de la culture un rendez-vous audiovisuel continu, et non un simple événement ponctuel.
Des chiffres qui confirment la présence de la chaîne
Mohamed Tahzima, chargé de communication à la SNRT, a indiqué que la chaîne avait diffusé en 2025 un total de 2.835 heures de programmes, dont environ 350 heures de production nationale. La production interne aurait atteint 145 épisodes et programmes, pour un total de 101 heures et 25 minutes.
Ces données traduisent, selon les intervenants, l’engagement de la chaîne dans la valorisation du patrimoine culturel marocain, de la pensée, de l’art et du débat public autour de la création.
Adapté de l’article original publié sur ihata.ma.
