Le parquet de Boumerdès affirme que le chauffeur de l’autocar tombé vendredi dans un ravin en Algérie était sous l’emprise de stupéfiants. Le drame a fait 28 morts et 36 blessés, selon un nouveau bilan.
Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que le conducteur, décédé dans l’accident, était sous l’emprise de stupéfiants, a indiqué dimanche le parquet général de Boumerdès, proche du lieu de l’accident, dans un communiqué.
Deux comprimés de substances psychotropes ont également été retrouvés dans les vêtements du chauffeur, selon la même source.
Un bus en surcharge au moment de l’accident
Le véhicule transportait 64 personnes, bien au-delà de sa capacité autorisée de 51 passagers, chauffeur compris, a ajouté le parquet.
Les investigations ont aussi établi que l’autocar circulait à 121,63 km/h au moment du drame, alors que la vitesse était limitée à 60 km/h sur ce tronçon en pente de la route nationale reliant Boumerdès, située à environ 50 km à l’est d’Alger, à la ville voisine de Zemmouri.
Le chauffeur du bus accidenté roulait à plus du double de la vitesse autorisée
L’accident s’est produit vendredi matin, lorsque l’autocar est sorti de la route avant de tomber dans un ravin. Zemmouri est une destination balnéaire très fréquentée dans la région.
En 2025, 3.838 personnes ont perdu la vie et plus de 37.000 ont été blessées dans des accidents de la circulation en Algérie, pour un total de 26.976 accidents corporels, soit une hausse de 2,68% sur un an, selon la sécurité routière algérienne.
D’après cet organisme public, le facteur humain, notamment l’inattention, la baisse de vigilance, les excès de vitesse, les dépassements dangereux et d’autres manœuvres imprudentes, est responsable de plus de 96% de ces drames.
Source : AFP.
