La Cour suprême des États-Unis a autorisé l’État de l’Alabama, dans le sud du pays, à utiliser une nouvelle carte électorale élaborée par les républicains pour les élections de mi-mandat prévues en novembre.
Ce redécoupage, favorable au Grand Old Party (GOP), avait été suspendu par un panel fédéral de trois juges. Ces derniers avaient estimé qu’il discriminait délibérément les électeurs afro-américains.
Un redécoupage contesté
Dans leur décision initiale, les magistrats fédéraux avaient considéré que la nouvelle configuration des circonscriptions avait pour effet de répartir les électeurs afro-américains entre plusieurs districts afin d’affaiblir leur poids électoral, au moins en partie en raison de leur appartenance raciale.
Mais la haute juridiction américaine a annulé cette décision mardi, permettant à l’Alabama de remplacer la carte actuellement en vigueur par un nouveau découpage. Celui-ci devrait offrir aux républicains un avantage dans six des sept circonscriptions fédérales de l’État.
La Cour laisse la main aux États
“Les États demeurent libres de déterminer eux-mêmes si des modifications apportées à l’approche d’une élection servent au mieux leurs intérêts”, a souligné la Cour suprême dans sa décision.
Depuis plusieurs années, les républicains de l’Alabama cherchent à garantir un rapport de force de six sièges contre un en leur faveur au sein de la Chambre des représentants.
Un enjeu politique national
Traditionnellement, les circonscriptions électorales sont redessinées à la suite de chaque recensement afin de tenir compte des évolutions démographiques.
Depuis plusieurs mois, le président américain, Donald Trump, encourage les États dirigés par les républicains à redessiner les cartes électorales avant le scrutin de novembre.
Source : MAP.
