La 85e session du Comité exécutif de l’Union parlementaire africaine (UPA) s’est ouverte, mercredi à Dakar, avec la participation d’une centaine de parlementaires représentant une quinzaine de pays africains, dont le Maroc.
Une délégation marocaine présente à Dakar
Le Royaume est représenté à cette réunion de deux jours par une délégation composée de membres des deux Chambres du Parlement. Côté Chambre des représentants, prennent part aux travaux Hatim Ben Rkia (RNI) et Aouicha Zilfi. La Chambre des conseillers est représentée par Said Chakir (RNI), représentant régional de l’UPA pour l’Afrique du Nord, ainsi que par Mohamed Horma El Makhoul.
Paix, dialogue et gouvernance au cœur des débats
À l’ouverture des travaux, le président du Comité exécutif de l’UPA, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, de la République démocratique du Congo, a rappelé que l’Afrique fait face à des défis sécuritaires, politiques, économiques, climatiques et sanitaires qui appellent une réponse collective et concertée.
Il a invité les parlements africains à renforcer leur rôle dans la promotion de la paix, du dialogue et de la justice afin de préserver la stabilité du continent. Il a également plaidé pour un multilatéralisme renforcé, une véritable justice climatique et une souveraineté sanitaire africaine.
Cap sur les réformes de l’UPA
La session intervient alors que l’organisation prépare la célébration, en 2026, de son 50e anniversaire. Les travaux portent notamment sur l’examen de la mise en œuvre des décisions de l’UPA, l’évaluation de sa gestion financière et l’adoption de réformes destinées à renforcer son fonctionnement et sa gouvernance.
Dans une allocution lue en son nom, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko, a souligné la nécessité pour les pays africains de renforcer leur unité et leur coordination face aux défis sécuritaires, économiques, climatiques et technologiques.
Une organisation créée en 1976
Fondée à Abidjan le 13 février 1976, l’Union parlementaire africaine œuvre au renforcement de l’action parlementaire commune au service de la paix, de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement durable. Elle favorise également les échanges entre les parlementaires africains et leurs homologues des autres continents.
Source : MAP.
