TotalEnergies a annoncé mardi 15 septembre un partenariat de trois ans avec Mistral, représentant un investissement de plus de 100 millions d’euros. L’objectif : développer des modèles d’intelligence artificielle pour accompagner l’exploration et l’exploitation des réservoirs de pétrole et de gaz.
Le groupe français des hydrocarbures veut mettre les capacités de l’entreprise française d’IA au service de ses experts en géosciences. Selon le communiqué rapporté par l’AFP, les deux partenaires entendent « développer une nouvelle génération de modèles de frontière en intelligence artificielle afin d’accompagner les experts en géosciences de TotalEnergies dans l’exploration, la caractérisation et le développement des réservoirs de pétrole et de gaz ».
Un laboratoire scientifique commun
Le partenariat entre TotalEnergies et Mistral prévoit la création d’un laboratoire scientifique commun. Les outils envisagés doivent permettre de « générer de multiples scénarios », aussi bien pour identifier des opportunités d’exploration que pour améliorer les projets déjà en activité.
TotalEnergies cite ainsi deux objectifs : « le développement d’opportunités d’exploration » et « l’optimisation et la prolongation de la durée de vie des projets existants ». L’annonce porte donc sur l’usage de l’IA dans les activités pétrolières et gazières du groupe.
Un siècle de données de géosciences à mobiliser
« L’exploration et l’ingénierie des réservoirs figurent parmi les domaines où l’intelligence artificielle peut créer le plus de valeur pour nos activités », a déclaré Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies, cité dans le communiqué.
« En combinant un siècle de données de géosciences, l’expertise de nos équipes et les capacités de Mistral, nous voulons développer une nouvelle génération d’outils capables d’assister nos experts dans l’analyse des données les plus complexes et dans leur prise de décision », a-t-il détaillé.
Le dirigeant présente également cette alliance comme un soutien à la filière européenne. « Ce partenariat illustre également notre volonté de contribuer au développement d’un écosystème digital européen performant, au service de notre compétitivité », a-t-il ajouté.
Avec AFP.
