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Les États-Unis interdisent l’importation de robots humanoïdes fabriqués à l’étranger

La rédaction29 juillet 2026 · 09h57

Le gouvernement Trump a ajouté, mardi, les robots humanoïdes et quadrupèdes fabriqués à l’étranger à une liste de produits et de sociétés interdits d’importation aux États-Unis, estimant qu’ils présentent « des risques inacceptables pour la sécurité nationale » du pays.

La majorité des robots humanoïdes vendus aux États-Unis sont produits à l’étranger, notamment en Chine. Cette nouvelle mesure vise donc un secteur technologique en pleine expansion, devenu l’un des terrains de rivalité industrielle et stratégique entre Washington et Pékin.

Les robots humanoïdes ajoutés à la liste de la FCC

Les « appareils robotiques avancés », une catégorie qui comprend notamment les « robots mobiles », ont été ajoutés à la liste du régulateur américain des télécommunications, la FCC, selon un communiqué. Cette liste comprenait déjà certains types de drones, ainsi que des sociétés chinoises comme Huawei ou China Telecom.

La décision a été prise sur la base des conclusions d’un groupe de travail réuni par la Maison Blanche. Selon ce groupe, les robots construits à l’étranger pourraient porter atteinte à « la sécurité et la sûreté des citoyens américains ».

Les agences américaines dédiées à la sécurité nationale estiment que ces robots pourraient créer des points de fragilité dans la chaîne d’approvisionnement, capables de perturber la sécurité économique et nationale des États-Unis.

Cybersécurité et infrastructures critiques

Washington évoque aussi un risque de cybersécurité susceptible de menacer des infrastructures américaines cruciales. En l’état, la plupart des robots humanoïdes sont développés pour des applications industrielles dans des espaces confinés, comme les usines automobiles ou les entrepôts de stockage.

Des exemptions sont toutefois prévues pour les robots autorisés par le ministère américain de la Défense, au motif qu’ils n’impliqueraient pas de risques inacceptables, précise la FCC.

La FCC a également inscrit sur la liste les onduleurs fabriqués à l’étranger, des appareils utilisés notamment pour transformer le courant continu provenant de batteries ou de panneaux solaires en courant alternatif standard pouvant être utilisé par le réseau électrique.

Une mesure qui ne vise que les nouveaux modèles

La décision annoncée mardi ne concerne que les nouveaux modèles de robots et non ceux déjà vendus ou autorisés aux États-Unis. Elle intervient dans le contexte d’une tentative de relance de l’industrie américaine par le gouvernement Trump.

Plusieurs acteurs de la robotique produisent déjà certains robots humanoïdes aux États-Unis. Boston Dynamics prévoit ainsi d’y construire une usine dont la capacité de production atteindra, à terme, 30.000 unités par an.

Tesla ambitionne, pour sa part, de démarrer prochainement la fabrication industrielle de son robot humanoïde Optimus sur deux sites américains, à Fremont, en Californie, et Austin, au Texas. Il s’agit néanmoins d’assemblage et non de production intégrale.

Un autre fleuron américain de la robotique, Figure AI, assemble déjà des robots en série dans son usine de San Jose, en Californie.

IHATA avec AFP